vendredi 30 septembre 2016

N°40 - Conscience Aiguë

Cette chronique est inutile, car elle ne procure ni gain, ni bénéfice.

Quoi que !... 


Des chroniques ou des idées apparemment inutiles, voire idiotes, peuvent parfois amener à développer des aptitudes et conduire à des résultats stupides, ne l'oublions pas ! 

Et si l'idée n'est plus idiote, cette fois, mais absurde ? Là, on touche à tout autre chose... Dans un cas, l'impuissance pour seul résultat ; dans l'autre... allez savoir !?

Traitons si je le veux bien de l'une de mes inventions absurdes, pour tenter de progresser dans notre cheminement... : 

Récemment, j'ai inventé un bol qui me sert de tasse, ce qui peut paraître étonnamment absurde, dans la mesure où ça l'est. Mais... c'est assez simple à réaliser, en fait : il suffit d'utiliser un bol avec la ferme intention de s'en servir comme une tasse. 

Là encore, une chose à ne pas oublier : "si l'idée n'est pas a priori absurde, elle est sans espoir", comme le rappelait Albert Einstein le lucide. 

Mais j'en viens au fait... Et le fait est qu'il me semble bien qu'une faible conscience de l'absurde peut parfaitement provoquer de sévères déprimes, lorsqu'une conscience aiguë de l'absurde est une porte vers bien des possibles, dont la puissance du rire.

Avez-vous entendu parler de philosophie joyeuse ?

Le prochain numéro de CHRONIQUE INUTILE DU VENDREDI (La) vous causera d'autre chose.



vendredi 23 septembre 2016

N°39 - Parce Que Je L'ai Voulu

Cette chronique est inutile, car elle n'apporte ni gain, ni bénéfice. C'est absurde.

L’existence-même, parfois, peut paraître absurde…

"Qu’est-ce que l'existence sans buts ?" songera ainsi tel footballeur en quête de pensée. 
Et il en viendra souvent à soutenir, non sans argument, que s’agiter sur un terrain est préférable à s’agiter dans une usine... 
A l’usine, la cage est le sort réservé ; sur le terrain, elle est un but à atteindre.

Mais pourtant, on peut bien gigoter à loisir, sur un terrain ou à l'usine, que lorsque tout s’arrête, ça n’a pas plus de sens que lorsque ça avait commencé. 
La vie comme la mort sont tout aussi imbéciles et l’homme n’a d'autre droit que celui de se mouvoir et s'émouvoir un temps, en subordonnant trop souvent aux lendemains tout un tas de choses, alors même que lesdits lendemains ne sauraient lui être garantis.

Il faut donc cesser avec tant de désirs éperdus de sens de la vie ou de Clarté : rien n’a de sens premier ou dernier ; donné ou caché, et rien n’est donc plus lumineux que le sens que l'on crée pour et avec, armé de la conscience de l’absurdité fondamentale de l’univers. 

Je n'y puis rien changer, et je peux donc tout changer ; tout interpréter ; tout réinterpréter. Le bonheur, c’est cet argile-là ; cette poussière-là, cette impermanence en tant que possibilité de s’y ébattre avec joie, le coeur léger. 
Le bonheur, c'est jouer la condamnation comme une offrande parce que je le veux – ce qui est d’autant plus jouable qu'il n'est ni condamnation, ni offrande originelles.

Le prochain numéro de CHRONIQUE INUTILE DU VENDREDI (La) vous causera d'autre chose.

vendredi 16 septembre 2016

N°38 - Rêveur Puissant


Cette chronique est inutile, car elle ne procure ni gain, ni bénéfice.

Mais la géométrie, c'est utile. Seulement voilà, enfant, je n'étais pas très fort en géométrie – comme ce jour où je voulus frimer en affirmant qu’il existait des univers perpendiculaires...

En calcul, c'était une toute autre affaire en revanche, car là, j'étais... nul. Je pleurais de devoir traduire l'univers sensible, et toutes les promesses qu'il contenait, en chiffres et en opérations. Je n'aimais pas, tout particulièrement, retrancher, diviser... Je ne parvenais pas davantage à remarquer les identités que l'on voulait que je remarque...
"C’est pourtant facile !"; 
"Mais concentre-toi un peu, bon sang de bon soir ! On va pas y passer la nuit !"
"Qu'est-ce que tu comprends pas ?"

Ah ! les devoirs...

Devoir, Vouloir et Pouvoir sont sur un bateau. Devoir tombe à l'eau et il n'est pas en mon pouvoir de le sauver. Qu'est-ce qu'il reste ?

Moi, je voulais vouloir ce que je voulais, ou ce que je pouvais vouloir, au moins...  Apercevoir un rais de lumière, par exemple... Quelque-chose d'autre que la feuille en dessous de mon nez, vous voyez !?... Là-bas... Là haut... Derrière ? Et j'avais besoin de temps, pour ça. Le mien. Un luxe, je sais bien... Mais je n'attendais pas que l'on me le donne, le temps.... Dès qu'il y avait la moindre fenêtre, je m'immisçais et j'en piquais une grosse louche.

Et tout cela faisait de moi un Rêveur puissant. On le reconnaissait et on me le disait, mais ça ne me flattait pas, bizarrement, car j'avais toujours cette sensation que l'on disait "rêveur" pour ne pas avoir à dire "mignon et légèrement inadapté". 
C'est vrai, j'étais sage.

- Tu sais, ce n'est pas grave d'être différent !
- Merci ! Je pense que tu as raison. Et c'est moins grave que d'être comme toi, en plus ! Pourtant, ce n'est pas grave, tu sais, d'être comme toi...

J'aurais aimé avoir ce joli sens de la répartie. Bon, j'aurais pris plus d'une claque ! "Impertinence", tout ça... Mais... j'aurais aimé.

Le numéro suivant de CHRONIQUE INUTILE DU VENDREDI (La) vous causera d'autre chose.

Source illustration : http://www.mysticlolly-leblog.fr/dessin-mystik-s-et-la-geometrie-a107519774








vendredi 9 septembre 2016

N°37 - Cette

Cette chronique est inutile, car
Cette chronique est
37 cette
Le numéro de
Elle est
Car cette inutile
Point n’apporte
Ni, ni
Quoi ?
Point n’apporte
En quelle langue
Vous dire
Il faut ?
Non, pas de
Ni de
Déficit, assurément
De gain, point
A mon débit
Mettez-ça
Pour moi
J’insiste
Ma tournée
Si, si
Le numéro
Vous causera
Mon plaisir
Le prochain
Une causerie
Encore
Je dois
Causer pour
Avec
Prochains
Vous
Fraternel
Mes
Partage

Le prochain numéro de CHRONIQUE INUTILE DU VENDREDI (La) causera.

vendredi 2 septembre 2016

N°36 - Je M'y Engage


Cette chronique est inutile, car elle ne procure ni gain, ni bénéfice.

Et pourtant, il n’empêche que je suis partisan d’une réforme globale des marchés et que dans cette attente, toute ma compassion va à l’égard des victimes et de leurs proches.

Car je vous le dis, la théorie économique nous conduira, en parfaite théorie, à nous permettre de gagner, en théorie, ce qui sera toujours perdu en pratique. Et cela, de plus en plus ! Je m'y engage.

Et là, je peux vous dire que le changement sera immense. Théoriquement, mais normalement, aussi. Bien sûr, aucune décision ne sera prise, puisque le cadre aura été posé avec la plus grande détermination ; sans concession. 
Et à tout cela, une fois de plus, je m’engage, avec la plus grande fermeté.

C’est bien simple, je ne partirai pas tant que la fierté du pays n’aura pas retrouvé ses couleurs ! 

Et la fierté d’un pays, n’allez pas croire qu’elle se nourrisse uniquement de grandes réalisations, même si je concède qu’il en faille aussi. La fierté repose tout autant sur une nourriture équilibrée ; sur le fait que les animaux soient mieux traités ; que le cheval, par exemple, conserve dans notre beau pays son statut de meilleur ami de l’Homme. Et il y aurait d'autres exemples !

Je vous le demande donc solennellement, très chers compatriotes : gardez espoir en l’avenir, ayez confiance en l’à venir ! Car je suis fier de vous, avant toute chose. Du cheval, je suis fier aussi, bien sûr... De trait... À bascule. Et il y aurait d'autres exemples !

Le numéro suivant de CHRONIQUE INUTILE DU VENDREDI (La) vous causera de cette Chronique Inutile.